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NOTRE CODE DE DÉONTOLOGIE

- Le clown d’hôpital se doit d’être très psychologue et avoir de la sensibilité. Pour ses
premières armes, évitez de partir seul dans un service que vous méconnaissez
(il est bon à ses début et pour de multiples raisons de tourner à deux).

- Il ne faut pas essayer de faire le clown (risque de ne pas être drôle) mais au contraire il faut être clown ce qui est totalement différent !
L’hôpital est un lieu réputé pour le silence voire le non dit...
Attention de ne pas mélanger les rôles : Je remarque de plus en plus de clowns ayant
tendance à se prendre pour des médecins.
Important : Toujours y aller avec le coeur ! (sinon rester à la maison)
Contrairement à la scène ou la piste face à des dizaines d’enfants, dans cette chambre le contact est intime et il est impossible de se protéger derriére un numéro appris par coeur.
Certaines réactions obligent à l’improvisation ; Il faut s’adapter à l’enfant, à sa demande à son état (amuser ne suffit pas toujours devant un enfant angoissé ou qui souffre).

- Il y a plusieurs façon de partager avec l’enfant : La musique, l’action au travers du jeu, l’écoute avec les contes, l’évasion avec la visualisation, le jonglage (en certain cas), le travail de la marionnette, l’illusion, etc ...

- L’univers hôspitalier est de plus en plus un lieu incontournable dans nôtre vie. C’est
désormais en clinique que l’on arrive au monde et bien souvent de l’hospice que l’on
repart... Ne pas oublier que nos sommes souvent une présence “décalée” par
rapport au milieu où se trouve l’enfant.
Un médecin me disait : Le clown permet inconsciemment aux enfants de sortir de
cette condition de malades pour redevenir des enfants.

- Ormis la maitrise de sa prestation, son sens de l’improvisation, son désir de partage
ses qualités morales - L’amuseur visiteur est libéré de certaines contraintes si son
action est bénévole et trés bénéfique si elle est altruiste !

- Il ne faut pas oublier que pour un enfant hôspitalisé, c’est être loin de ses proches, ses copains... C’est être manipulé par des inconnus dans un contexte de souffrance
physique ou morale.
Le clown a la possibilité de l’entrainer quelques instants dans son monde afin de lui
permettre d’oublier momentanément sa souffrance, son handicap, son angoisse.
Le clown fait souvent l’effet d’un remède sur ces petits bouts d’hommes hospitalisés.
Il est courant de voir des visages fermés s’illuminer.
Si l’enfant ne parle pas français, le clown (visuel et ayant du métier) ne sera nullement gêné par cett barrière du langage.

- Le clown hôspitalier refuse pouboire et commission pour son intervention, il ne se livre à aucune vente ou distribution d’objets à des fin lucratives.
Le secret professionnel et la déontologie de l’auguste visiteur touche ce qu’il a vu ou
entendu sur l’état de santé de l’enfant, sa famille, son identité ou son vécu. La
discrétion du clown hospitalier est valable au dedans comme au dehors de l’hopital.

- Aprés sa formation le clown intervenant en milieu hospitalier est seul responsable de
ses actes, de son intervention et de sa prestation.
(Semeurs de Joie - décline toutes responsabilités en cas de problèmes)

- Si l’enfant ne désire pas voir le clown, celui ci ne s’impose pas. Le clown frappe
toujours à la porte et demande la permission d’entrer. Si le clown ne pose aucune
question sur la "personnalité” ou la pathologie du petit malade, il est parfois utile d’être
informé par le personnel soignant de certains faits, soins ou problèmes pouvant servir
au clown dans sa fonction et lui éviter certaines erreurs.

- Le clown est l’amplificateur de nos incohérences, miroir et révélateur de nos faiblesses il met en jeu l’imaginaire. La plus belle des récompenses pour nous reste le sourire d’un enfant malade.
Ne donner ni bonbons, ni sucreries sans l’avis de la surveillante.
Ne pas entrer dans une chambre pendant les soins.

- Le clown hôspltalier observe les règles d’hygiène imposées au personnel soignant :
lavage fréquent des mains, matériel passé au sray désinfectant, costume trés propre
(réservé pour l’hopital), hygiéne corporelle irréprochable (sans oublier les consignes
spéciales des chambres isolées, stériles , etc...)
Aucune animation ni visite si vous êtes vous même atteint d’une infection (même un
petit rhume) ; L’immunité du malade est toujours plus basse que celle du bien
portant (la varicelle par exemple est très dangereuse pour un enfant appauvri en
défenses immunitaires).

- Sur le plan technique, il est bon de prévoir des “trucs” afin de pouvoir distraire du plus petit au plus grand (ne pas oublier que le service pédiatrique regroupe les enfants de 0 à 16 ans).

- Le clown n’est pas médecin, il s’abstient donc de conseils et commentaires concernant le malade . Il n’aborde aucun sujet politique ou religieux dans le cadre de ses visites .

- Ne jamais négliger l’importance des rapports que vous entretenez avec l’équipe
médicale du service que vous visitez. Cette collaboration ne se fait pas du jour au
lendemain ( vous n’ètes pas forcément attendu partout les bras ouverts ) .
Gentillesse, humour et discrétion ouvrent les portes, du médecin à l’aide soignante.

- Il arrive parfois que la visite de chambre en chambre soit remplacée par un petit
spectacle dans la salle de jeux . Ne pas faire trop long (dans les 15 à 20 minutes).
Pour les visites en chambre, certains clowns ont tendance à s’éterniser ; sachons que
7/10 bonnes minutes valent mieux que 14 mauvaises !

- En chambres stériles, bulles, grands brulés etc... Les chaussons, blouse, masque...
font disparaitre en grande partie la silhouette du clown, mais là encor , il y a des
“trucs” pour rester un auguste !

 
 
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